Un soir avec

BACH

Il s'agit d'un voyage pour voix et violoncelle au coeur de la musique sacrée de J. S. Bach (Passion selon St Jean et Magnificat) et de Haendel (Le Messie) à laquelle répond l'univers théâtral de l'opéra de Haendel (Rinaldo) et de Rameau (Dardanus). Nous entendrons également un choix de danses des Suites de J. S. Bach pour violoncelle seul.

Ce riche contenu musical est émaillé d'extraits de « La Petite Chronique d'Anna-Magdalena Bach ». Cet ouvrage, publié anonymement en 1925, et dont l'auteur Esther Meynell est musicologue et admiratrice passionnée de Bach, reconstitue sous la forme d'un journal imaginaire de la seconde femme du Cantor de Leipzig, l'intimité familiale et artistique du compositeur ainsi que la réalité et les aléas de sa vie professionnelle.

 

Les six Suites pour Violoncelle seul de J. S. Bach représentent indéniablement un sommet de la musique occidentale pour instruments à cordes. L'extraordinaire difficulté que Bach s'est imposé à lui-même consistait à permettre, sur un instrument « mélodique », c'est à dire à une seule voix, - dont les possibilités de produire des accords ou des passages polyphoniques étaient bien loin de celles de l'orgue ou du clavecin, la réalisation de toute la richesse harmonique et polyphonique de sa musique.

 

De toutes les oeuvres de Haendel, le Messie est incontestablement la plus populaire. Jean-Sébastien Bach était toujours curieux de rencontrer ou d'écouter les musiciens de son pays ou d'autres pays. Il admirait profondément la musique de Haendel et prenait plaisir à recopier les partitions de sa composition. Mais curieusement ces deux compositeurs de génie, bien qu'ils soient nés tous les deux en Saxe et qui plus est la même année, n'eurent jamais l'occasion de se rencontrer bien que ce fût le souhait de Bach. Ils avaient d'ailleurs deux modes de vie totalement opposés, Bach évitant la foule et les honneurs, profondément centré sur son travail de création, Haendel aimant le grand monde et l'argent et voyageant sans cesse.

 

Bach n'a évidemment pas pu connaître Jean-Philippe Rameau, mais l'importance respective de ces deux génies dans l'évolution de la musique de leurs pays a souvent été comparée. Rameau a écrit de nombreux opéras et l'expressivité des sentiments y est souvent poussée à l'extrême. Pour sa part, Bach n'a jamais écrit d'opéra ; pour autant, un sens dramatique certain s'exprime dans sa musique, en particulier dans ses fameuses Passions.